Mes enfants ne trouvent pas d’emploi : cette phrase revient de plus en plus souvent dans les familles. Des jeunes diplômés envoient des dizaines, parfois des centaines de candidatures, sans réponse. Des profils sérieux se retrouvent ignorés. Des CV semblent disparaître dans le vide.

Ce n’est pas forcément parce que les jeunes ne veulent pas travailler. Ce n’est pas forcément parce qu’ils sont “trop exigeants”. Et ce n’est pas seulement une question de motivation.

Le marché du travail a changé. Brutalement. Silencieusement. Et beaucoup de familles ne l’ont pas encore totalement compris.

Aujourd’hui, les jeunes font face à un monde où l’intelligence artificielle filtre les candidatures, où les entreprises embauchent moins vite, où certains emplois salariés sont remplacés par de l’indépendance déguisée, où les normes freinent l’investissement, et où la concurrence mondiale ne se limite plus à la Chine : elle vient aussi de pays européens qui ont rattrapé une partie de leur retard.

En 2025, le taux de chômage des 15-24 ans atteint 19,8 % en France selon l’Insee, contre 7,7 % pour l’ensemble de la population active. Cela ne veut pas dire qu’un jeune sur cinq est au chômage, car beaucoup sont encore étudiants, mais cela montre bien que l’entrée dans le travail reste beaucoup plus difficile pour les jeunes actifs.

Consulter les données Insee sur le chômage en France.

Mes enfants ne trouvent pas d’emploi : le piège d’un marché qui ne dit pas son nom

Pendant longtemps, le chemin paraissait clair.

On faisait des études. On obtenait un diplôme. On envoyait quelques CV. On passait des entretiens. On trouvait un premier emploi. Puis on construisait sa vie : logement, voiture, famille, projets.

Aujourd’hui, ce parcours existe encore, mais il est devenu beaucoup moins automatique.

Le jeune candidat se retrouve face à un marché beaucoup plus froid. Il ne parle plus directement à un recruteur. Il parle d’abord à une plateforme, à un logiciel, à un algorithme, à un formulaire, à un système de mots-clés.

Il doit adapter son CV à chaque annonce. Il doit reprendre les bons termes. Il doit prouver qu’il a déjà de l’expérience pour obtenir un premier emploi. Il doit être flexible, mobile, disponible, formé, motivé, peu coûteux, mais immédiatement opérationnel.

Et souvent, il n’obtient même pas de réponse.

Ce qui choque les parents, c’est qu’ils comparent avec leur époque. Ils se disent : “Avec son diplôme, il devrait trouver.” Mais le diplôme ne garantit plus l’accès. Il sert seulement à entrer dans la file d’attente.

Le problème n’est donc pas uniquement individuel. Il est structurel.

1. Le monde du travail évolue plus vite que les jeunes ne peuvent s’adapter

Le premier changement majeur, c’est évidemment l’intelligence artificielle.

On a longtemps présenté l’IA comme un outil qui allait créer autant, voire plus, d’emplois qu’elle n’en détruirait. Et à long terme, c’est possible. Le World Economic Forum estime par exemple que les grandes transformations du marché du travail pourraient créer 170 millions d’emplois d’ici 2030, tout en en supprimant 92 millions, soit un solde net positif de 78 millions.

Lire l’analyse du World Economic Forum sur les emplois de demain.

Mais cette vision globale cache une réalité très dure : les emplois détruits ou comprimés aujourd’hui ne sont pas forcément remplacés demain, au même endroit, pour les mêmes personnes, avec les mêmes compétences.

Mes enfants ne trouvent pas d’emploi : l’IA supprime aussi des portes d’entrée

Le vrai choc pour les jeunes ne vient pas seulement de la disparition de certains métiers. Il vient surtout de la réduction des postes juniors.

Avant, un jeune entrait dans l’entreprise pour apprendre. Il faisait les tâches répétitives, les recherches, les premières analyses, les mises en forme, les comptes rendus, les relances, les tableaux.

Aujourd’hui, une partie de ces tâches peut être faite par des outils d’IA.

Ancienne porte d’entrée Ce que l’IA peut déjà faire
Assistant administratif Rédaction, classement, synthèse
Junior marketing Idées de contenu, premiers textes, analyse de données
Développeur débutant Génération de code simple, correction, documentation
Analyste junior Recherche, synthèse, tableaux
Chargé de recrutement junior Tri initial, scoring, matching de CV

L’entreprise peut donc se dire : “Je n’ai plus besoin de deux juniors. Un senior avec des outils IA suffit.”

C’est très rentable pour l’entreprise. Mais c’est catastrophique pour l’entrée sur le marché du travail.

Les CV ne sont plus toujours lus par des humains

Deuxième problème : les systèmes de recrutement.

Aujourd’hui, beaucoup de candidatures passent par des ATS, c’est-à-dire des logiciels de gestion des candidatures. Ces outils ne sont pas toujours de “l’IA” au sens fort, mais ils permettent de trier, classer, filtrer et rechercher les CV selon des mots-clés, des expériences, des intitulés ou des critères. Des analyses spécialisées soulignent que les ATS peuvent notamment poser des problèmes de rejet par mots-clés, de parsing et de biais.

Lire l’analyse sur les ATS et le filtrage des CV.

Résultat : un CV peut être bon humainement, mais mauvais techniquement.

Il peut ne jamais arriver devant un recruteur parce qu’il ne reprend pas les bons mots de l’annonce.

Mes enfants ne trouvent pas d’emploi : le CV doit maintenant parler aux logiciels

Le problème n’est donc plus seulement de faire un bon CV. Il faut aussi produire un CV lisible par les outils de recrutement, cohérent avec les mots-clés de l’annonce et suffisamment clair pour ne pas être éliminé avant même d’être lu par un humain.

Le paradoxe : il faut utiliser l’IA pour passer les filtres de l’IA

C’est là que le système devient absurde.

Les entreprises utilisent des annonces souvent rédigées ou optimisées avec l’aide de l’IA. Les candidats utilisent l’IA pour adapter leur CV. Les logiciels filtrent ensuite ces CV. Puis les recruteurs relisent une sélection déjà pré-triée.

Le jeune qui refuse d’utiliser l’IA part parfois avec un désavantage.

Non pas parce qu’il est moins compétent, mais parce que son CV ne correspond pas assez bien aux mots attendus.

Avant Aujourd’hui
Un CV général pouvait suffire Il faut adapter le CV à chaque offre
Le recruteur lisait davantage Le tri est souvent automatisé ou semi-automatisé
Le diplôme ouvrait des portes Les mots-clés ouvrent parfois la première porte
20 candidatures pouvaient suffire Certains profils envoient des centaines de CV
L’entretien était le premier filtre fort Le CV est filtré avant même l’humain

Pour certains profils très concurrentiels, il faut désormais envoyer plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de candidatures pour obtenir quelques retours. Ce n’est pas toujours un manque de valeur. C’est souvent un problème de volume, de concurrence et de filtrage.

Le lien avec les travaux et les artisans

Ce problème de transformation ne concerne pas que les bureaux.

Dans le bâtiment aussi, le marché évolue. Les particuliers cherchent des prix bas, les plateformes imposent de nouveaux réflexes, les artisans doivent répondre plus vite, gérer plus d’administratif, plus d’avis, plus de devis, plus de concurrence.

C’est exactement ce que l’on voit quand on analyse le coût réel des travaux en 2026 : derrière un prix, il y a de plus en plus de contraintes, de charges et d’incertitudes.

2. Le monde des indépendants : liberté ou salariat déguisé ?

Il y a toujours eu des indépendants.

Un médecin est indépendant. Une infirmière libérale est indépendante. Un expert-comptable peut être indépendant. Un notaire exerce dans un cadre libéral. Un artisan a souvent été indépendant.

Dans ces métiers, l’indépendance correspond généralement à une vraie autonomie : choix des clients, organisation du travail, tarification, responsabilité professionnelle, construction d’une clientèle.

Mais depuis plusieurs années, l’indépendance s’est étendue à des métiers beaucoup plus précaires ou commerciaux.

L’explosion du statut indépendant

La France compte de plus en plus de travailleurs indépendants et d’auto-entrepreneurs. L’Urssaf recensait 2,914 millions d’auto-entrepreneurs administrativement actifs fin décembre 2024, soit une hausse de 230 000 sur un an.

Lire les données Urssaf sur les auto-entrepreneurs.

Plus largement, les Urssaf recensent 4,8 millions de comptes de travailleurs indépendants fin 2024, en hausse de 5,6 % sur un an, selon une synthèse reprise par Bpifrance Création.

Lire la synthèse Bpifrance Création sur les travailleurs indépendants.

Cette progression montre une chose : le marché du travail se déplace de plus en plus vers des formes d’activité où la personne porte elle-même une partie du risque.

Les nouveaux indépendants commerciaux

On voit désormais beaucoup d’indépendants dans des métiers comme :

Secteur Forme d’indépendance fréquente
Immobilier Agent commercial indépendant
Courtage Courtier en crédit ou assurance
Vente Commercial indépendant
Transport Chauffeur VTC
Livraison Livreur de plateforme
Travaux Artisan seul, micro-entreprise, sous-traitant
Services Consultant, freelance, prestataire

Dans certains cas, c’est une vraie liberté.

Mais dans d’autres, c’est surtout un transfert du risque.

L’entreprise garde la marque, les clients, les outils, la plateforme, la marge. Le travailleur, lui, prend le risque : pas de salaire garanti, pas de congés payés, pas de chômage classique, pas de sécurité, comptabilité à gérer, déclarations, charges, matériel, carburant, véhicule, assurance, impayés.

L’indépendant qui ressemble à un salarié sans protection

Le problème devient évident quand l’indépendant dépend presque totalement d’un donneur d’ordre ou d’une plateforme.

Il a parfois :

  • des horaires imposés indirectement ;
  • une notation permanente ;
  • une pression de disponibilité ;
  • des tarifs qu’il ne maîtrise pas vraiment ;
  • une dépendance économique ;
  • peu de marge de négociation ;
  • une charge administrative complète ;
  • des revenus irréguliers.

C’est pour cela que certains parlent de salariat déguisé ou d’indépendance subie.

Le sujet est réel : en France, 51 livreurs indépendants ont par exemple saisi les prud’hommes pour faire reconnaître un statut de salarié et dénoncer du travail dissimulé dans une affaire liée aux plateformes numériques.

Lire l’analyse du Club des juristes sur les travailleurs de plateformes.

Le cas des VTC et de la livraison

Le phénomène est massif. L’Autorité des relations sociales des plateformes d’emploi indique qu’en 2024, la France comptait environ 71 300 chauffeurs VTC actifs, en hausse de 27 % par rapport à 2023 et de 51 % par rapport à 2022.

Lire les chiffres ARPE sur les chauffeurs VTC actifs.

Cette explosion montre bien que beaucoup de personnes se tournent vers l’indépendance, parfois faute de mieux.

Mais cette indépendance ne règle pas toujours le problème de l’emploi. Elle le déplace.

Salariat classique Indépendance subie
Salaire fixe Revenu variable
Congés payés Pas de congés payés classiques
Protection sociale plus structurée Protection plus fragile
Risque porté par l’employeur Risque porté par le travailleur
Matériel souvent fourni Matériel souvent à la charge du travailleur
Encadrement légal plus clair Zone grise selon les cas

Le jeune qui ne trouve pas de CDI peut donc être tenté de devenir indépendant. Mais il découvre vite qu’il ne cherche plus seulement des clients : il doit devenir commercial, comptable, gestionnaire, assistant administratif et parfois juriste.

Le lien avec les artisans

C’est aussi pour cela que beaucoup d’artisans sérieux souffrent.

Ils sont réellement indépendants, mais ils subissent la concurrence de profils moins assurés, moins déclarés, moins structurés ou parfois franchement frauduleux.

C’est ce qu’on retrouve dans les sujets comme l’arnaque au faux artisan en porte-à-porte ou l’artisan qui prend un acompte et ne vient pas : quand le marché mélange vrais professionnels, indépendants fragiles et faux artisans, la confiance s’effondre pour tout le monde.

3. Un monde de peur, de normes et d’incertitude

Le troisième facteur, c’est la peur.

Les entreprises n’embauchent pas seulement en fonction de leurs besoins. Elles embauchent quand elles ont confiance.

Or, depuis plusieurs années, la confiance est abîmée.

Les entreprises vivent dans l’incertitude permanente

Les dirigeants doivent composer avec :

  • inflation ;
  • taux d’intérêt élevés ;
  • coût de l’énergie ;
  • incertitude politique ;
  • guerre en Ukraine ;
  • tensions au Moyen-Orient ;
  • instabilité des chaînes d’approvisionnement ;
  • normes environnementales ;
  • hausse du coût du travail ;
  • difficultés de recrutement ;
  • baisse de la consommation.

Quand une entreprise n’a pas de visibilité, elle retarde l’embauche.

Elle préfère automatiser, sous-traiter, prendre un freelance, prolonger une période d’essai, recruter un profil expérimenté ou ne pas recruter du tout.

L’écologie : nécessaire, mais parfois freinante

Il faut être clair : la transition écologique est nécessaire.

Mais elle a aussi un coût économique immédiat.

Dans le bâtiment, par exemple, les normes énergétiques, les obligations de rénovation, les contraintes environnementales, les règles sur les matériaux, les diagnostics et les aides compliquent les projets.

Cela crée certains emplois, notamment dans la rénovation énergétique. Mais cela peut aussi bloquer ou ralentir des décisions d’investissement.

Objectif écologique Effet économique possible
Réduire les émissions Hausse des coûts de production
Rénover les logements Besoin de financement important
Imposer des normes Complexité administrative
Interdire certains équipements Coût de remplacement
Accélérer la transition Tension sur les artisans qualifiés

Le problème n’est pas l’écologie en elle-même. Le problème est le rythme, la complexité et le financement.

Si les ménages n’ont pas l’argent pour rénover, si les entreprises ne savent plus quelles règles appliquer, si les aides changent trop souvent, l’activité ralentit.

Et quand l’activité ralentit, l’emploi ralentit aussi.

Les guerres et les tensions internationales

La guerre en Ukraine a bouleversé les prix de l’énergie, les matières premières et les équilibres économiques européens. Les tensions autour de l’Iran et du Moyen-Orient ajoutent une incertitude supplémentaire sur le pétrole, le transport maritime et la stabilité mondiale.

Même si un jeune cherche un emploi en France, il subit indirectement ces tensions.

Une entreprise qui craint une hausse de coûts, une baisse de commandes ou une crise géopolitique embauche moins facilement.

Le résultat : les jeunes deviennent la variable d’ajustement

Quand les entreprises ont peur, elles protègent d’abord leur cœur.

Elles gardent les salariés expérimentés. Elles réduisent les recrutements juniors. Elles ralentissent les alternances. Elles demandent plus d’expérience. Elles externalisent.

Et ce sont les jeunes qui paient le prix de cette prudence.

Situation économique Réaction de l’entreprise
Incertitude forte Embauches reportées
Marges sous pression Moins de postes juniors
Normes plus complexes Besoin de profils expérimentés
Coût du travail élevé Automatisation ou sous-traitance
Demande fragile Recrutement au compte-gouttes

4. Une concurrence accrue : la mondialisation ne rapporte plus autant d’emplois

Pendant longtemps, les pays développés ont externalisé.

On a envoyé l’industrie ailleurs. Puis une partie des services. Puis du support informatique. Puis de la relation client. Puis de la comptabilité. Puis du développement.

L’idée était simple : produire moins cher ailleurs, vendre ici.

Mais cette stratégie a un prix.

Les pays externalisés sont montés en compétence

La Chine n’est plus seulement l’usine du monde. Elle est devenue une puissance technologique, industrielle, automobile, énergétique et numérique.

Mais le phénomène ne concerne pas seulement la Chine.

Des pays plus proches comme l’Espagne, le Portugal, la Pologne ou la Roumanie ont aussi rattrapé une partie de leur retard économique. Les salaires ont augmenté. Les compétences ont progressé. Les services se sont professionnalisés.

Résultat : l’externalisation coûte plus cher qu’avant.

Les coûts augmentent partout

Quand un pays se développe, son niveau de vie augmente. C’est positif pour ses habitants. Mais pour les entreprises qui avaient externalisé pour économiser, cela signifie que l’avantage coût diminue.

Avant Aujourd’hui
Main-d’œuvre étrangère beaucoup moins chère Écart de coût réduit dans certains secteurs
Production externalisée rentable Transport, énergie et risques géopolitiques augmentent
Compétences conservées en France Compétences parfois perdues localement
Services délocalisés simples Services étrangers montés en qualité
Rapatriement possible Rapatriement difficile faute de savoir-faire

Le problème est là : on ne peut plus toujours produire loin à bas coût, mais on ne peut pas non plus rapatrier facilement.

Pourquoi ? Parce que certaines compétences, certaines usines, certains métiers, certaines filières ont disparu ou se sont affaiblis en France.

La perte de compétence bloque le retour de l’emploi

Rapatrier une activité, ce n’est pas seulement ouvrir un bâtiment.

Il faut :

  • des machines ;
  • des fournisseurs ;
  • des techniciens ;
  • des formateurs ;
  • des ingénieurs ;
  • des ouvriers qualifiés ;
  • une filière complète ;
  • une culture industrielle ;
  • des prix compétitifs ;
  • de l’énergie abordable ;
  • une stabilité réglementaire.

Quand tout cela a été affaibli pendant des années, le retour est lent.

Donc les coûts augmentent, mais les emplois ne reviennent pas aussi vite.

C’est cette contradiction qui frappe les jeunes générations : elles vivent dans un pays cher, avec un marché du travail exigeant, mais sans toujours bénéficier des emplois industriels ou de services qui existaient avant.

La concurrence est aussi européenne

Il ne faut pas croire que la concurrence vient seulement de l’Asie.

Elle vient aussi de pays européens qui ont amélioré leurs infrastructures, leur niveau de formation et leur attractivité.

Pour certaines entreprises, il peut être plus simple de recruter ou produire ailleurs en Europe que d’embaucher en France, surtout si les charges, les normes ou l’instabilité rendent le coût global trop élevé.

Le lien avec le logement et les travaux

Cette concurrence se retrouve aussi dans la vie quotidienne.

Si les jeunes ne trouvent pas d’emploi stable, ils retardent :

  • l’achat immobilier ;
  • les travaux ;
  • la rénovation ;
  • la création d’entreprise ;
  • la fondation d’un foyer ;
  • les grands projets familiaux.

Cela touche directement le bâtiment.

Moins d’emplois stables, c’est moins de crédits acceptés, moins de chantiers lancés, moins de rénovations décidées. Et quand les travaux deviennent trop chers, comme on l’explique dans cet article sur la hausse du coût des travaux, les ménages reportent encore davantage leurs projets.

Mes enfants ne trouvent pas d’emploi : ce n’est pas seulement un problème de CV

Quand un parent dit : “mes enfants ne trouvent pas d’emploi”, il ne faut pas répondre trop vite : “ils ne cherchent pas assez”.

Bien sûr, certains jeunes peuvent mal chercher. Certains CV peuvent être mal faits. Certains profils doivent se former davantage. Certains secteurs recrutent encore.

Mais le problème est beaucoup plus large.

Le marché du travail s’est durci parce que :

  • l’IA réduit certaines tâches d’entrée de carrière ;
  • les CV sont filtrés avant d’être lus ;
  • les entreprises veulent des profils immédiatement rentables ;
  • l’indépendance remplace parfois le salariat ;
  • les jeunes portent de plus en plus de risques ;
  • les normes freinent certains investissements ;
  • les guerres et l’incertitude bloquent les embauches ;
  • la concurrence internationale et européenne s’est renforcée ;
  • certaines compétences ont été perdues en France ;
  • les coûts augmentent plus vite que les opportunités.

La vérité est dure : beaucoup de jeunes n’entrent plus dans le marché du travail par une porte. Ils doivent passer par un entonnoir.

Et cet entonnoir est de plus en plus étroit.

La solution n’est pas seulement de dire aux jeunes de “faire des efforts”. Ils doivent en faire, évidemment. Ils doivent apprendre à utiliser l’IA, adapter leurs CV, se former, accepter parfois des chemins indirects.

Mais il faut aussi reconnaître que le système a changé.

Avant, un jeune cherchait un emploi.

Aujourd’hui, il doit apprendre à survivre dans un marché automatisé, instable, externalisé, normé, concurrentiel et parfois déguisé en liberté.

Ressources externes utiles

Pour préparer votre projet travaux et trouver simplement un artisan près de chez vous, rendez-vous sur Les-Artisans.fr .

Retour en haut